VERS LA FIN DE LA DEMAGOGIE POLITIQUE ?

C’est tout à fait ça!

     A entendre les médias une forte proportion de français serait hostile à la réforme des retraites telle que la propose le gouvernement… On ne fait parler à la télévision que les opposants (j’ose dire « les grandes gueules ») sans prendre le temps de tenter d’interviewer tous les français qui hésitent à s’exprimer ou qui peuvent avoir un avis différent !

     On se rend compte aussi que la SNCF et la RATP sont au ralenti à cause des conducteurs grévistes alors qu’une grande majorité des employés de ces deux entreprises publiques sont à leur poste de travail. Un service minimum avait été instauré sous la présidence de Sarkozy pour éviter la paralysie de ces transports qui pénalise fortement la population et nuit à l’économie de notre pays…. Il semblerait que cette disposition n’ait pas appliquée, pourquoi ?

     La réforme des retraites me semble nécessaire…. Certains syndicats, « un peu sur la touche », ont surtout voulu réapparaître au grand jour à l’occasion de cette réforme en affirmant que les salariés allaient être pénalisés financièrement avec le nouveau mode de calcul sans pour autant en démontrer le bien-fondé. Chacun sait aussi que ces syndicats jusqu’au-boutiste et à forte teneur verbale ne représentent en somme que peu d’adhérents en comparaison des autres pays européens beaucoup plus axés sur la défense corporative que sur l’action politique… De ce fait leur crédibilité n’a jamais atteint de grands sommets !

     Les régimes spéciaux que le gouvernement veut faire disparaître ont été créés le plus souvent pour maintenir la paix au sein de catégories agissantes et revendicatives devenues groupes de pression ce qui permettait aux régimes politiques en place de se maintenir au pouvoir … on appelait cela « des avancées sociales » qui, hélas, amplifiaient   les inégalités entre les travailleurs !

     Il y a beaucoup à dire aussi sur la durée hebdomadaire du temps de travail puisque l’on constate des disparités évidentes entre les 31 heures de certaines catégories de salariés, le plus souvent fonctionnaires, et d’autres cantonnés au 35 heures ! (A ce sujet on se rappellera avec intérêt notre ancien Premier Ministre Edouard Balladur qui n’hésita pas à réduire le temps de travail des fonctionnaires qui passaient alors de 40 à 37 heures sans qu’il en soit de même avec les salariés du privé…ce qui constituait alors une grande et véritable injustice !)

     Est-il normal que le montant des retraites s’appuie sur la rémunération des six derniers mois chez les fonctionnaires alors que dans le secteur privé le calcul est basé sur les vingt dernières années avec des années de référence ? De plus il est d’un usage courant, dans la fonction publique, d’accorder des promotions quelques mois avant le départ du salarié de manière à conforter sa rente ! Ça ne coûte pas cher …sauf à nos impôts !

     Il est vrai aussi que nos représentants politiques ont toujours tendance à avoir beaucoup de générosité dans la mesure où ils gèrent l’argent publique sans avoir à mettre la main à leur portefeuille !

Et oui ils ne doivent pas être épargnés!

   « L’exemple est la meilleure des instructions » m’a-t-on appris lors de mon service militaire (sans pour autant qu’il soit toujours mis en œuvre !) Cette citation ne devrait-elle pas s’appliquer justement aux régimes des retraites de nos parlementaires, sénateurs, anciens présidents et hommes politiques ? Curieusement rien n’est évoqué à ce sujet ce qui eut pu avoir un impact positif sur les français indécis !

     Malgré les nombreuses critiques émises en direction d’Emmanuel MACRON il faut bien reconnaître son courage à mener des réformes impopulaires mais indispensables que n’avaient osé aucun de ses prédécesseurs…. Il est dommage que le choix de son entourage n’ait pas toujours été judicieux et que de nombreuses affaires liées essentiellement à un manque de probité entachent ses louables actions…

     Espérons qu’à l’avenir notre président sache mieux discerner ses collaborateurs car il y a là un véritable problème qui le handicape fortement…. Cet état de fait n’est pas nouveau dans le cadre politique, ses prédécesseurs ayant eu, eux aussi, à subir ce genre d’épreuves, plus rarement certes, car les réseaux sociaux et la presse d’investigation n’étaient pas développées comme ils le sont aujourd’hui….

     Le discrédit de la classe politique est une véritable bombe à retardement car elle entache l’avenir serein de notre démocratie et freine le bon développement de notre pays qui a besoin de toutes ses forces vives pour lutter efficacement au sein du concert international qui ne pardonne rien !

Sommes-nous capables de relever le défi ?

 

Pierre Catoire