Un rêve…

Voilà bien longtemps que je n’ai eu le temps de revenir auprès de vous lecteurs de ce blog et je vous demande de pardonner ce long silence.

Aujourd’hui pourtant je veux vous relater le rêve qui fut mien cette nuit dernière…

J’ai rêvé que nos dirigeants politiques s’étaient engagés pour l’amour de la France et l’égalité véritable entre chacun de ses habitants. Les fonctionnaires et les salariés du privé se rejoignaient au niveau de leurs droits et de leurs devoirs et que leurs emplois étaient rémunérés en fonction de leur investissement et de leurs responsabilités.

J’ai rêvé que nous étions revenus au septennat pour l’élection du président de la république et qu’il s’agissait désormais d’un mandat unique sans possibilité de renouvellement qui, de ce fait, évitait des décisions et orientions prises pour séduire souvent, d’une façon démagogique, le corps électoral…

J’ai rêvé que nous revenions au découpage régional antérieur à celui actuellement en vigueur afin de maintenir le particularisme et les traditions bien vivantes et totalement bafouées dans des régions « fourre-tout ».

J’ai rêvé que le bon sens lié au désir d’économies supprimait les structures départementales dont les prérogatives étaient désormais gérées par les seuls conseils régionaux et ce, sans recrutement complémentaire de fonctionnaires !

J’ai rêvé que les chaînes de télévision publique n’inondaient plus nos écrans de publicités sources d’exaspération et susceptibles de conflits d’intérêt. J’ai rêvé aussi que, toutes chaînes confondues, on arrêtait de prendre les téléspectateurs pour des demeurés en leur infligeant, pour appâter un maximum de joueurs, des questions-réponses du niveau d’écoles maternelles et ce, dans pratiquement toutes les émissions !

J’ai rêvé qu’un sursaut républicain, lié à la crédibilité de tous les programmes politiques proposés et au respect des promesses électorales tenues après élections, réduisait de manière significative les abstentions permettant ainsi une démocratie crédible et mature.

J’aurai l’occasion de revenir plus en détail sur chacun de ces rêves et ainsi satisfaire les nombreux lecteurs attachés à mon blog et qui se manifestaient pensant que je les avais lâchement abandonnés… Il n’en est rien mais il faut savoir que  j’ai passé beaucoup de temps à mettre en place un site axé sur les chemins de Compostelle (www.reves-de-compostelle.fr ) et le temps, de ce fait, m’a beaucoup manqué !

A vous lire ou vous écouter, soyez assurés, chers lecteurs, de mes salutations bien dévouées.

Un cours largement enseigné à l’ENA et dont les anciens élèves tirent grand profit

Les dix stratégies de manipulation de masses par Noam Chomsky

 

Noam Chomsky

 

Le philosophe nord-américain Noam Chomsky, activiste et penseur politique, professeur de linguistique au Massachusetts Institute of Technology où il a enseigné toute sa carrière, a fondé la linguistique générative. Il s’est fait connaître du grand public, à la fois dans son pays et à l’étranger, par son parcours d’intellectuel engagé.

Il a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les médias.

Il détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité.

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique.

 « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser, de retour à la ferme avec les autres animaux.»

Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles» 

(Le foot, les jeux olympiques, Johnny, etc…) 

[« Panem et circenses » « Donnez leur du pain et des jeux ! »]. 

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

 Cette méthode est aussi appelée «problème-réaction-solution». On crée d’abord un problème, une «situation» prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. 

Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté.

(Autre exemple, le coronavirus ou covid-19 créé bien à propos afin de tester le confinement et stopper net l’économie des pays. La manipulation est ici très subtile car on arrive à faire croire à l’extrême  dangerosité d’une virus grâce à un matraquage médiatique sans précédent alors que c’est faux.)

(Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire)

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en«dégradé», sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

(Baisse des retraites et allongement de la durée du travail)

(exactement ce que vivent les français actuellement avec toutes les mesures prises par le gouvernement visant à détruire les lois sociales assurant qu’elles seront temporaires mais dont on sait bien qu’elles seront définitives) 

 4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme  « douloureuse mais nécessaire», en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite.

Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que «tout ira mieux demain» et que le sacrifice demandé pourra être évité.

(Le confinement, port du masque, distanciation sociale, les gants, lavage répété des mains, toutes mesures dont les gens s’apercevront de leur inutilité plus tard mais qu’ils acceptent de bon gré par peur pour leur santé) 

Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

(L’augmentation importante de la pression fiscale ne s’est pas faite avant les élections de  2012 mais juste après…..)

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisant, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. 

Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celle d’une personne de 12 ans». 

Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles» 

(Les français sont trop gros, trop gros, trop gros. Les boissons sucrées sont surtaxées : nous les paierons plus cher).

 6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements 

 (La terre se réchauffe dangereusement du fait des seules activités humaines (sic), ce sera terrible pour nos enfants : les carburants sont encore plus taxés).

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. «La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures.

 » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles » 

C’est pour cela que le BAC est maintenant donné à tout le monde mais avec un niveau de plus en plus bas…le niveau dans les Lycées baisse gravement chaque année ! (80 % des élèves des universités ou des grandes écoles sont issus des classes moyenne ou supérieure)

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver «cool» le fait d’être bête, vulgaire, et inculte (On crée de nouvelles modes dégradantes, chaussures délassées, barbe de plusieurs jours, pantalons qui tombent et/ou déchirés, etc…)

 (Voir certaines émissions de TV particulièrement populaires et bêtes, ainsi que la « télé réalité « ).

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts.  Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto dévalue et culpabilise, ce qui  engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution ! 

(Vous êtes au chômage par manque de formation : suivez un stage et tout ira mieux).

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. 

Grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le «système» est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. 

Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes. 

(Pourquoi croyez-vous que les grands politiques utilisent et payent largement des instituts importants des sciences humaines ou des grandes sociétés de publicité ce qui revient au même). 

Peu importe la couleur politique, voilà comment nos chers dirigeants nous manipulent !

Noam CHOMSKY

(Les écrits en italique sont du site www.eveiletsante.fr)

Les Associations au sein des municipalités

Conférence donnée par Pierre Catoire dans le cadre d’un colloque sur l’économie sociale – Faculté de droit de Clermont Ferrand

Dans le cadre de l’économie sociale dont l’importance et la diversité viennent d’être rappelées par les précédents intervenants, il me revient la tâche de mettre en exergue la vie associative qui m’apparaît être un acteur incontournable au sein de cette économie. Tant sur ce plan économique qu’au niveau des apports humains qu’elle induit, elle se veut la base stable pour positionner l’individu au centre des préoccupations majeures.

Les élus locaux, régionaux ou nationaux sont particulièrement attentifs aux besoins des associations comprenant leur importance dans le creuset  de la vie-citoyenne. Effectivement on peut considérer que la vie associative devrait être  le symbole d’une démocratie participative réelle (Conseils de quartier)

 Etant moi-même président de plusieurs structures associatives j’ai essayé de définir ce qui pourrait favoriser, voire améliorer  des relations constructives pour ne pas dire harmonieuses entre les élus et le milieu associatif.

Les libres collectivités locales et les libres associations sont les fruits d’une même  ambition issue de l’histoire d’une longue marche pour la construction de la République. Ces libertés locales et libertés associatives sont fondamentalement complémentaires.

Les associations sont depuis longtemps un élément essentiel du paysage humain, social et politique de nos communes et départements. On peut voir aussi dans les associations un réservoir à élites destinés à animer la vie locale, bon nombre d’élus locaux actuels ayant vécu leur premier engagement civique en leur sein.  Les municipalités en place ont bien compris l’importance que revêt  ce réservoir associatif au point de le mettre en exergue lors des dernières élections  locales considérant qu’une gestion municipale de qualité a besoin de relais en direction de certains publics et que les associations sont aptes à jouer ce rôle. De plus l’association en tant que telle, de par ses activités et propositions, fait office d’organe fédérateur en favorisant le rapprochement des générations ce qui ne peut que contribuer à un climat apaisé et de compréhension réciproque bénéficiant ainsi à l’ensemble de la population communale.

Comment donc concrétiser cette volonté  de prendre en compte la vie associative locale et lui donner sa pleine dimension  au sein de la cité ? Bien évidemment  les subventions municipales concrétisent matériellement l’intérêt des élus vis-à-vis des associations. Il faut savoir que  les communes pourvoient 19% des subventions allouées juste devant l’état (15%) et les régions (8%) mais ces financements, pour être efficacement utilisés, doivent être appuyés par la mise en place de règles précises acceptées conjointement.

  Il n’y a pas, bien évidemment  de « règles-type » bien entendu mais nous pouvons néanmoins exposer ce qu’ont mis en place certaines municipalités avec une évidente réussite.

Dans un certain nombre de cas, des Conseils municipaux ont eu le désir de  bâtir une charte de la vie associative qui rappelle donc le pourquoi de cette concrétisation, je les évoque :

-Parce que le fait associatif est fondamental pour le dynamisme d’une cité

-Parce qu’il est essentiel à la vitalité de son esprit démocratique, au développement d’un lien  de confiance entre la cité et ses associations.

-Parce que le milieu associatif peut être potentiellement une force de proposition utile dans une  gestion municipale équilibrée. (Lors du dernier Salon des maires et des collectivités locales, une étude relayée par divers organes de presse dont « Le Courrier des maires et des élus locaux »a indiqué que  7 associations sur 10 ont déjà proposé des projets à leur collectivité)

-Parce que conscient de l’implication du monde associatif dans de nombreux secteurs de la cité il est nécessaire de formaliser le partenariat.

-Parce qu’une relation équilibrée ne saurait se concevoir sans réciprocité, il est nécessaire que la municipalité précise ses attentes.

-Parce que conscient de l’indéniable apport que peut représenter la prise en compte de cet important vivier avec sa diversité qui est une source de richesse.

-Parce ce qu’il est nécessaire d’inciter les citoyens à participer à la vie locale.

-Parce qu’il est indispensable d’accompagner les associations dans la durée tout en leur garantissant leur indépendance.

Cette charte est ainsi une véritable reconnaissance de l’importance de la vie associative et permet d’instituer une culture de coopération et de confiance réciproque tout en confortant  son développement et en y encourageant les initiatives.

Vous aurez donc noté que la charte n’a que pour seule ambition de créer un environnement propice à l’instauration et/ou au maintien d’une relation durable, lisible et sereine entre la cité et la vie associative et que pour atteindre cet objectif, elle s’appuie sur les principes :

-de partage des valeurs républicaines,

-de respect de l’indépendance et de la libre-administration de chacun,

-de reconnaissance des compétences respectives,

-de confiance, de transparence et de sincérité

La charte ainsi définie devrait être accompagnée de la mise en place d’un Comité consultatif de la vie associative composé d’élus municipaux et de représentants du monde associatif qui aura pour mission de :

-proposer au Conseil Municipal des orientations sur la  politique culturelle, sociale, sportive et humanitaire

-de soutenir l’innovation et le développement social

-d’encourager les dynamismes

-de faire vivre des lieux de dialogue entre la cité et les associations

-de définir l’intérêt communal en matière de manifestations

-de répondre aux besoins et attentes des associations en adéquation avec les infrastructures, équipements, moyens humains et financiers de la commune

-d’étudier les demandes de subvention à partir de dossiers  sollicité par elle

-de favoriser par tous moyens adéquats la communication susceptible de promouvoir le milieu associatif et ses activités ou de le faire mieux connaître.

Je viens ainsi de vous exposer, selon moi, une façon de procéder pour associer dans des conditions satisfaisantes le milieu associatif à la vie communale mais mon texte  manquerait très certainement   de saveur si je n’y ajoutais pas quelques mots sur ceux sans lesquels rien ne serait possible et qui sont les acteurs incontournables du monde associatif, à savoir les bénévoles.

L’étymologie du mot « bénévole » vient du latin « benevolus » qui signifie « bonne volonté »….

Ils seraient entre 12 et 14 millions (soit 1 français sur 4) pour 1 100 000 associations représentant 21,6 millions d’adhérents. 77,7% sont des bénévoles réguliers. Les français seraient entre 15 et 18 millions « à donner un coup de main ponctuel sans appartenir à une association, mais les réguliers qui occupent une fonction bien définie et y consacrent régulièrement au moins deux heures par semaine ne seraient qu’un peu plus de 3 millions.

Selon une étude de l’INSEE le bénévolat représenterait 1,307 milliards d’heures d’intervention par an, soit 820000 emplois équivalents temps plein soit 12 à 17 milliards d’euros en termes  de valorisation soit 1 point de PIB.

On prend conscience  du poids plus que conséquent que représente le bénévolat dans notre pays….

Pourtant les difficultés dans le monde associatif vont croissantes, les deux premières causes recensées sont flagrantes :

– la difficulté à recruter de nouveaux bénévoles

– les conflits internes entre les personnes au sein desquels l’égo prend malheureusement trop d’importance et nuit alors à l’intérêt général.

Doit-on établir un lien entre les deux ? La réflexion et mon expérience de la vie associative m’amènent à  le penser…

Ces conflits sont une cause évidente de découragement pour les personnes désireuses  de s’engager bénévolement sur un projet. Dans les associations en conflit, la solution consiste souvent dans le départ d’un groupe qui fonde sa propre association. Ce phénomène  participe à la multiplication des petites et moyennes structures et favorise un émiettement excessif du tissu associatif qui renforce la concurrence entre association tant sur le plan des ressources financières que des bénévoles.

Par ailleurs le milieu associatif est confronté à la problématique du renouvellement de ses dirigeants. Celle-ci est liée à divers aspects qu’il serait important de développer si le temps ne nous était pas imparti, néanmoins j’en citerai trois:

– la disponibilité (qui fait que nous trouvons une très forte majorité de retraités  au niveau des présidences)

-le risque juridique (les responsables peuvent être civilement et pénalement responsables et peuvent être saisis sur leurs biens personnels)

– les contraintes de gestion (budget étroit, courses aux mécénats, aux subventions…)

Aujourd’hui force est de constater qu’il devient de plus en plus difficile de mobiliser des individus en leur demandant de consacrer du temps et des efforts à la vie associative alors que cette dernière apparaît être l’un des remèdes à l’individualisme contemporain.

Comme dans de très nombreux secteurs la vraie démocratie restent à inventer, une démocratie ne peut s’épanouir qu’avec des acteurs responsables et adultes. L’Association est une structure d’autant plus sensible aux écarts de maturité de ses membres que la  motivation qui la fait évoluer  est  basée sur la seule  bonne volonté de tous et particulièrement de ses dirigeants qui ne sauraient s’appuyer que sur  des éléments matériels et mercantiles pour recevoir l’adhésion du plus grand nombre et ainsi faire progresser la structure.

Somme toute, la bonne santé de la vie associative est  donc une question de sagesse, de maturité dénudée si possible  d’un égo quelquefois un peu trop affirmé, et également  de compétence car il me semble utile de stipuler que la seule bonne volonté qui fut en son temps un des moteurs du développement associatif ne suffit plus et qu’il est bien plus délicat de manager les bénévoles dont la vocation n’est pas liée à une rémunération. La formation des dirigeants associatifs devrait être une préoccupation constante pour l’avenir de nos associations.

Voilà, j’ai essayé de vous résumer en quelques lignes ma vision du monde associatif. Malgré les difficultés soulignées, je pense qu’il est capital de le  soutenir avec force et vigueur car il apparaît être le contrepoids à un monde qui évolue sans véritablement prendre en compte les valeurs essentielles et nécessaires à l’épanouissement de l’individu. Si l’acte gratuit existe c’est dans le monde associatif qu’on a le plus de chance de l’approcher et, rien que pour cela, il est capital de l’encourager, de le développer, de l’aimer !

Pierre Catoire

Et vous …. Qu’en pensez-vous?

Ces périodes de confinement ont accru chez beaucoup les heures consacrées à la télévision et à la consultation des réseaux sociaux… Je n’échappe pas à la règle et ai pu, de ce fait, prêter une attention plus soutenue aux fonctionnements de tout ce qui nous est proposé…

J’ai l’impression que la publicité est devenu un véritable fléau pour beaucoup…… Je conçois qu’il faille des spots publicitaires pour faire vivre notamment les chaînes de télévision privées mais trop…c’est trop ! Entre chaque émission on a sa dose qui vante les mérites de tels ou tels produits, on va même jusqu’à couper les films à deux ou trois reprises sans tenir compte de ce que l’on est en droit d’attendre pour un minimum de respect vis-à-vis du téléspectateur ! J’ai remarqué que les spots météorologiques diffusés intensivement n’étaient là que pour entourer une foison de publicités…. Nous sommes donc soumis à ingurgiter de la météo tout au long de la journée…. Bien évidemment me direz-vous, nous ne sommes pas obligés de regarder la télévision c’est un fait ! 

Ce qui m’irrite aussi tout particulièrement ce sont les questions posées aux téléspectateurs lors des émissions de variétés ou dans le cadre de reportages sportifs notamment et qui nous incitent à nous prononcer sous couvert de remporter des gains substantiels. Moyennant des appels téléphoniques qui ne sont quand même pas donné quand on voit le prix de la minute, vous êtes invités à jouer… Bien sûr il faut trouver un maximum de participants et c’est pour cette raison que les questions sont d’une facilité et débilité sans pareil ce qui a le mérite, j’en suis sûr, de favoriser l’émergence de l’égo chez certains et l’accès à la culture pour d’autres !

Que dire aussi de la publicité sur les chaînes de télévision publiques ? Nicolas Sarkozy, alors président, avait tenté d’en limiter le débit mais « le naturel revenant au galop » on a très vite retrouver les bonnes vieilles habitudes avec résignation…. Il m’apparaît tout à fait anormal que ce domaine public soit soutenu financièrement par des groupes de pression qui, inévitablement, pèsent sur la totale liberté d’expression qui devrait être l’apanage de tous services d’Etat !

Même les chaînes à péage se laissent aller aux spots publicitaires c’est quand même un comble de payer pour que l’on vous dise quoi acheter et quoi consommer !

Nos téléphones portables sont aussi devenus des relais pour publicités agressives qu’il est impossible d’éliminer avant de prendre connaissance de l’objet de notre consultation… Ah si… j’oubliais ! On vous propose la suppression de la publicité moyennant un abonnement payant ! On croit rêver…Par ailleurs le démarchage se développe chaque jour un peu plus malgré l’absence d’un annuaire spécifique recensant les numéros de nos mobiles.

Quant aux téléphones fixes ils sonnent toujours régulièrement pour nous interpeler à des fins de sondages, de propositions commerciales ou d’invitations pour venir récupérer un cadeau offert par une marque bienfaitrice qui nous vantera son produit miracle !

Notre pays devient aussi, de plus en plus, une terre de jeux, il suffit simplement de vouloir acheter son journal pour se rendre compte de l’engouement que suscite la Française des jeux et qui rend accro autant de français et impatients ceux qui n’ont que le journal à acheter et qui rongent leur frein en attente de la décision du joueur souvent indécis devant tant de possibilité pour rêver…

Et oui !  Entre le Loto, le Super Loto, l’Euro Millions, le Keno, Le Joker+, l’Amigo et le Bongo Live (je dois sûrement en oublier) la quête du rêve est multiple !

« Panem et circenses » Cette expression latine utilisée dans la Rome antique pourrait peut-être convenir en la circonstance « Donnons du pain et des jeux et le peuple sera content » Je n’ose aller jusque-là mais il est indéniable qu’un certain nombre de nos compatriotes compense leurs soucis et leurs difficultés en s’adonnant aux jeux dont la plus grande partie des gains revient à l’Etat… Une véritable manne qui appauvrit encore les accros aux jeux, véritables drogues souvent difficile à enrayer !

A quoi bon dénoncer, me direz-vous, tous ces phénomènes de société…… Chacun est bien libre de faire ce qu’il lui plaît et loin de moi le désir d’être un donneur de leçon …. J’ai juste le modeste désir de susciter chez certain une réflexion sur ces petites choses qui empoisonnent la vie de certains de nos compatriotes. Je pense que je vais continuer à subir, comme beaucoup ces petites contrariétés, mais je vais d’autant mieux les accepter que je les condamne aujourd’hui dans le cadre de cet écrit qui est pour moi une réelle catharsis !

Pierre Catoire

Les failles de la démocratie!

Le nombre important d’abstentions lors des dernières élections municipales a surpris d’autant plus que ces dernières ont toujours été le scrutin le plus prisé des français compte tenu de sa proximité avec les élus potentiels….

Après réflexion j’aurais tendance à dire que notre démocratie est bien malade et que rien n’incite aujourd’hui l’électeur à se déplacer tellement cette liberté d’expression est mise à mal pour être l’interprète d’une véritable aspiration mature et réfléchie…

Candidat sur une liste opposée au maire sortant de ma commune j’ai pu mesurer combien la démocratie est soumise à des influences néfastes et sans fondement qui ne font pas honneur à ce que l’on est en droit d’attendre d’un peuple aspirant à la justice sociale et à la prise en compte des vraies valeurs axées sur la compétence, l’intégrité, le respect et l’honnêteté.

Les critères qui permettent de choisir le bulletin que l’on va mettre dans l’urne sont très divers et variés et reposent assez souvent sur le côté subjectif voire affectif qui l’emporte alors sur le programme du candidat relégué au second plan…. Les médias jouent, eux-aussi, un rôle très important dans le résultat final et peuvent influencer l’électeur indécis….  Ces états de fait mettent en lumière les limites et les failles de la démocratie qui reste, bien évidemment et néanmoins, le moins mauvais des systèmes….

Un simple exemple vécu permet d’illustrer ces dérives qui démontrent l’immaturité mettant à mal la crédibilité qui affaiblit la démocratie pierre angulaire d’une nation responsable.

Je suis dans une commune dont le maire réélu est absent 4,5 jours sur 7 par semaine sans que cela semble gêner une majorité d’électeurs… Si on ajoute à cela qu’il porte le nom d’une ancienne personnalité politique bien en vue à l’échelon national on comprend la tentation vaniteuse qu’ont une partie de l’électorat de le voir désigné comme premier magistrat de la commune et ainsi pouvoir le mettre en exergue auprès de ses amis !

Le désintérêt des électeurs lors du dernier scrutin fait que bon nombre de maires ont été élus avec moins de 20% des inscrits ce qui n’est pas un bon signe pour une stabilité et une sérénité qui devraient présider à une bonne gestion municipale !

Notre démocratie est bien malade…. Il est grand temps non seulement de le redire mais d’essayer d’analyser les causes de ce mal qui gangrène notre société et discrédite la classe politique toute entière….

Dans mon jeune temps les premières minutes de notre journée de classe étaient consacrées à la morale et à l’instruction civique et, au risque d’apparaître comme ringard, je reste convaincu du bienfait de ces sages paroles inculquées par des enseignants qui avaient un rôle dans l’instruction mais également dans l’éducation du futur adulte….

Les abus et les privilèges que s’est octroyée la classe politique surtout encline pour certains à se servir avant de servir ne va pas non plus dans le sens d’une reconnaissance basée sur la compétence et le désir d’être utile….

On ne peut être qu’inquiet devant l’évolution des choses et à l’avenir de notre démocratie. Rivarol disait « Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir » …. Ne serait-il pas bon que ces paroles nous fassent réfléchir ?

 

Pierre Catoire

 

La politique? Parlons-en!

Pour avoir vécu de multiples et désastreuses périodes politiques j’en arrive aujourd’hui à douter de la démocratie telle qu’elle est vécue et appréhendée par nos élus !

Notre pays est de plus en plus confronté à une classe politique dont l’objectif est axé sur « se servir » au détriment de « servir » qui devrait être le leitmotiv de tout élu… Les trahisons sont multiples et l’intérêt général est bafoué sans vergogne par des politiques sans scrupules dont les égos sont le plus souvent surdimensionnés !

La discipline pourtant nécessaire au sein même des partis politiques ne fait pas long feu et les débats d’idées engendrent très souvent des scissions, les minoritaires n’acceptant pas de se soumettre à la majorité. Les débats d’idées font l’objet de luttes intestines favorisant l’éclosion de nouveaux partis…. C’est certainement pour cette raison que la France est championne quant aux nombres de partis constituant son échiquier politique…J’ai toujours aimé lire et relire  dans ma jeunesse « Les carnets du major Thompson »   le livre de Pierre Daninos paru en 1951 qui mettait en exergue la personnalité de nos compatriotes en précisant que : « notre pays était partagé entre 43 millions de français » (population de l’époque) et d’ajouter : « qu’il existe cependant chaque année deux ou trois sujets sur lesquels ces mêmes français parviennent à se mettre d’accord »….

Cette drôlerie ne saurait pourtant atténuer la triste prise de conscience que notre pays est ingouvernable ce qu’avait déjà bien constaté en son temps Charles de Gaulle revenu au pouvoir en 1958 !

La vie politique est faite très souvent de trahison, de reniement, de volteface au détriment d’une honnêteté intellectuelle qui devrait être l’apanage de tout individu désireux de représenter ses compatriotes.

On a pu constater qu’à de nombreuses reprises des hommes politiques ont viré de bord pour obtenir à gauche ce qu’ils n’avaient pu appréhender à droite et vice versa sans qu’on s’en émeuve outre mesure au point même d’arriver par manigance au sommet de l’Etat… On pourra dire qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis et on s’en tirera avec une superbe pirouette ! C’est cela la pertinence des idées !

 D’autres ayant un père avant eux ont pensé que la place était bonne et que faire une carrière politique pouvait être une superbe opportunité en essayant de « faire comme papa » !

Un peuple a besoin d’hommes et de femmes politiques irréprochables tout comme une entreprise a besoin de dirigeants intègres, justes et compétents : c’est à ce prix que l’on peut concevoir la paix sociale…. En ce moment me revient une citation de Rivarol « Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir ». Si nous n’avions pas eu autant de déceptions avec bon nombre de politiques ces derniers temps, aurions-nous eu la crise générée par les gilets jaunes ? Je n’en suis pas convaincu !

Emmanuel Macron a pensé qu’il pouvait être possible de réunir au sein d’un même groupe des hommes et femmes de sensibilités diverses, de droite et de gauche …. Ce louable optimisme me semble prématuré dans le contexte actuel et je pense qu’il va en payer le prix fort !

Quel pessimisme me direz-vous après avoir parcouru ces quelques lignes et vous aurez raison en m’indiquant qu’il n’y a pas d’autres alternatives au suffrage universel qui est la base même de la démocratie ! Certes, mais nous sommes quand même totalement responsables des personnes que nous élisons pour nous représenter… Pour en améliorer le système et éviter bien des dérives, il me semble indispensable de rendre nos futures générations plus responsables au travers d’une éducation civique appropriée qui rejette avec discernement la malhonnêteté et la démagogie, les pires poisons qui infectent notre monde politique.

 Dans les temps jadis et quand j’étais un élève de l’école primaire je me souviens que nous avions des cours de morale et d’instruction civique et, quitte à apparaître « ringard », je crois qu’il serait temps de remettre ces leçons en vigueur tant au niveau du scolaire qu’au sein du milieu familial qui doivent l’un et l’autre rester attentifs à l’évolution du futur citoyen qui fera la société de demain !

 

Pierre Catoire

 

Et demain?

Je confine, tu confines nous confinons… et le temps s’écoule lentement nous laissant largement le loisir de nous poser et de réfléchir au futur qui va succéder à cet engourdissement….
Les commentaires sur la situation actuelle vont bon train et il est bien difficile d’avoir une vision claire sur la façon dont cette épidémie est gérée par nos gouvernants… Il y a bien sûr toujours les mêmes polémistes qui mettent en exergue leur savoir en pratiquant le « faut qu’on » ou le « y a qu’à » et qui savent mieux que les autres ce qui serait bon pour notre pays…. Parmi eux on retrouve bien évidemment les extrémistes de droite et de gauche auxquels s’ajoutent les anciens politiques frustrés d’avoir été écartés du pouvoir et avides de revanche !
Il est certes facile de critiquer le gouvernement en place et particulièrement notre président Emmanuel Macron mais qu’auraient donc fait ses prédécesseurs en pareille circonstance ? Il faut dire que la succession n’est pas facile après de longues années de démagogie et de renoncement renforcées aujourd’hui par cette pandémie aussi inquiétante que brutale
Pour bon nombre de français Il nous faut quitter au plus vite cette situation traumatisante et nous tourner résolument vers l’avenir… mais quel avenir ?
Il faut être conscient que les prochaines années vont être particulièrement difficiles sur le plan social et économique et que très certainement la majorité des français va être mis à contribution tant sur le plan des efforts à fournir que sur celui de l’impôt ! Il faudra bien entendu que les efforts soient équitables et proportionnels aux possibilités de chacun sans lesquels l’adhésion de tous ne saurait être qu’un leurre ! (A ce sujet, l’exemple venant d’en haut, il serait judicieux que le monde politique dans son ensemble accepte de revoir leurs avantages et rémunérations à la baisse…
Le chômage qui avait tendance à diminuer depuis quelque temps va s’amplifier très nettement et bon nombre de petites entreprises ne survivront pas à ce cataclysme !
Pire encore, l’Union Européenne sur laquelle on avait fondé tant d’espoir risque de ne pas survivre à cette pandémie qui a révélé au grand jour ses divisions et « le chacun pour soi ».
Pendant toute cette période de confinement nous en sommes réduits, comme la plupart d’entre nous, à amplifier notre temps devant notre téléviseur et à constater ainsi la pauvreté des informations qui nous parviennent toutes chaînes confondues qui ne savent pas grand-chose mais qui donnent l’impression de savoir ! Les réseaux sociaux, quant à eux, n’ont jamais été aussi porteurs de fakes malveillants et de propos agressifs mêlés de haine sous-jacentes ! Il faut bien se défouler un peu n’est-ce pas ?
Il me semble plus que jamais nécessaire de compenser la morosité ambiante et ses conséquences en sachant extraire de la situation présente et oppressante des éléments positifs et, heureusement, il y en a !
N’est-il pas réconfortant d’entendre à nouveau le piaillement des oiseaux le matin au réveil ? Nous avions effectivement perdu ces petits chants qui égayaient notre quotidien il n’y a pas encore si longtemps et qui constituent, en quelque sorte, un hymne à la vie… Ce petit signe apaisant, hautement symbolique par ces temps déstabilisants serait peut-être susceptible de nous encourager à la vigilance et à l’action en faveur de la faune et de la flore si malmenées aujourd’hui au profit du « tout économique » ?
Beaucoup de nos concitoyens ont eu le temps, lors de leur confinement, de se rendre compte de la fragilité de leur existence sur terre ce qui ne peut que favoriser l’humilité qui faisait défaut dans leur parcours de vie…. Cette période anxiogène a permis à beaucoup de se tourner davantage vers les autres et contribuer ainsi à une solidarité qui avait tendant à se liquéfier au fil des jours !
On est bien conscient qu’un égo affaibli est une étape décisive vers un dialogue plus constructif entre les uns et les autres et vers plus d’humanité dont le monde a tant besoin… De ce fait la notion de partage réapparaît naturellement et réconforte en redonnant l’espoir d’un monde plus humain qui prend en compte les besoins essentiels de l’individu pour une intégration réussie au sein de son milieu de vie !
Pendant quelque temps en effet les difficultés à venir, engendrées par cette pandémie, devraient être mieux acceptées et pourraient permettre de passer quelques étapes délicates sur le plan social et économique. Mais ne nous y trompons pas ce ne sera qu’une accalmie si nos gouvernants ne mettent pas profit cette période issue du confinement pour mettre en place une politique ambitieuse de refondation pour une société plus juste, plus humaine où toutes les valeurs convergent vers le respect de l’individu complété par une justice sociale plus équilibrée
Pierre CATOIRE

Porter le masque on est bien d’accord à condition d’en trouver!

Redonnons ses lettres de noblesse à la politique!

Les 15 et 22 Mars prochains: Votez!

 

 

 

Les élections municipales arrivent à grands pas et tous les français du plus petit village à la grande cité sont concernés (ou devraient l’être) par le renouvellement d’élus qui ont pour mission de favoriser le bien vivre de leurs habitants…

La tâche n’est pas simple, quelquefois ingrate, et il est parfois difficile d’appréhender les motivations qui poussent certains candidats à postuler ! Certes les égos jouent très souvent un rôle important dans le désir de figurer sur les listes candidates notamment lorsque la cité est relativement conséquente car il est plus facile d’y trouver des postulants plutôt que dans de petites localités où les équipes municipales sont en prise directe avec de multiples problèmes de gestion…. J’irai même jusqu’à dire qu’il est souvent plus aisé de gérer une grande ville dans le quotidien qu’une petite localité où les délégations ne peuvent être envisagées faute de moyens….

Aujourd’hui les partis politiques traditionnels sont en décomposition…. Les français ne se reconnaissent plus dans les alliances proposées, différentes voire contre nature d’une localité à une autre…. Cela me réjouit pleinement car peut être allons-nous enfin ne plus subir les dictats des appareils politiques au profit de la compétence et favoriser, de ce fait, des listes d’ouverture et de bon sens dont nous avons tant besoin…

Ces élections, comme toute élection, doivent pouvoir s’appuyer sur un corps électoral mature pour que la vraie démocratie soit au rendez-vous et triomphe des combines politiciennes encore trop souvent présentes….  Les magouilles discréditent la politique aux yeux de bon nombre d’électeurs et favorisent l’abstention qui n’a jamais été aussi forte au sein de notre pays ! Tout est bon aujourd’hui pour critiquer l’engagement citoyen, pour médire sur les réseaux sociaux, pour promouvoir « les grandes gueules » au détriment de ceux qui ont moins de facultés ou de possibilité d’expression si ce n’est plus de modestie !

Très souvent la loyauté est bafouée sans qu’on s’en offusque et on en arrive même à banaliser l’irrespect en pensant que tous les coups peuvent être permis pour atteindre l’objectif … On constate aussi parfois un désintérêt  pour la lecture d’un programme qui devrait pourtant être l’élément essentiel sur lequel il faudrait s’appuyer pour accorder sa confiance au profit d’éléments subalternes qui font offense au bon sens et à l’efficacité.

En politique le nom du candidat joue aussi un rôle important…. Les places doivent être bonnes car il n’est pas rare de voir la descendance succédait (ou essayait…) à une personnalité de premier plan et qui a fait son temps… Là encore cette façon de faire est sujette à caution… on a pu constater assez souvent que les qualités de l’un n’étaient pas toujours l’apanage de l’autre et que chez certains électeurs le côté affectif et la mémoire orientée l’emportaient sur la pertinence de l’engagement et de la compétence…

Devant l’incertitude du lendemain et des menaces qui pèsent sur notre devenir il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser contre le sectarisme et la démagogie si souvent présents autour de nous et retrouver la dignité perdue sans laquelle le vrai débat démocratique ne peut exister…

Je suis moi-même colistier sur une liste de ma commune et suis sidéré de constater combien les coups bas sont permis et combien il est difficile de ne pas tomber dans le piège de la provocation et du mensonge qui font très souvent beaucoup de ravage auprès d’un électorat peu averti et parfois naïf ! « Calomniez il en reste toujours quelque chose » dit-on et à ce titre beaucoup n’hésitent pas à se laisser aller à des exactions répréhensibles !

Il m’apparaît indispensable, à l’occasion de ces prochaines élections, de tendre à redonner ses lettres de noblesse à la politique par une écoute attentive, par le respect de la parole donnée et par une honnêteté intellectuelle dont ne devrait jamais se départir tout citoyen désireux de s’engager au service des autres….

Pierre Catoire

VERS LA FIN DE LA DEMAGOGIE POLITIQUE ?

C’est tout à fait ça!

     A entendre les médias une forte proportion de français serait hostile à la réforme des retraites telle que la propose le gouvernement… On ne fait parler à la télévision que les opposants (j’ose dire « les grandes gueules ») sans prendre le temps de tenter d’interviewer tous les français qui hésitent à s’exprimer ou qui peuvent avoir un avis différent !

     On se rend compte aussi que la SNCF et la RATP sont au ralenti à cause des conducteurs grévistes alors qu’une grande majorité des employés de ces deux entreprises publiques sont à leur poste de travail. Un service minimum avait été instauré sous la présidence de Sarkozy pour éviter la paralysie de ces transports qui pénalise fortement la population et nuit à l’économie de notre pays…. Il semblerait que cette disposition n’ait pas appliquée, pourquoi ?

     La réforme des retraites me semble nécessaire…. Certains syndicats, « un peu sur la touche », ont surtout voulu réapparaître au grand jour à l’occasion de cette réforme en affirmant que les salariés allaient être pénalisés financièrement avec le nouveau mode de calcul sans pour autant en démontrer le bien-fondé. Chacun sait aussi que ces syndicats jusqu’au-boutiste et à forte teneur verbale ne représentent en somme que peu d’adhérents en comparaison des autres pays européens beaucoup plus axés sur la défense corporative que sur l’action politique… De ce fait leur crédibilité n’a jamais atteint de grands sommets !

     Les régimes spéciaux que le gouvernement veut faire disparaître ont été créés le plus souvent pour maintenir la paix au sein de catégories agissantes et revendicatives devenues groupes de pression ce qui permettait aux régimes politiques en place de se maintenir au pouvoir … on appelait cela « des avancées sociales » qui, hélas, amplifiaient   les inégalités entre les travailleurs !

     Il y a beaucoup à dire aussi sur la durée hebdomadaire du temps de travail puisque l’on constate des disparités évidentes entre les 31 heures de certaines catégories de salariés, le plus souvent fonctionnaires, et d’autres cantonnés au 35 heures ! (A ce sujet on se rappellera avec intérêt notre ancien Premier Ministre Edouard Balladur qui n’hésita pas à réduire le temps de travail des fonctionnaires qui passaient alors de 40 à 37 heures sans qu’il en soit de même avec les salariés du privé…ce qui constituait alors une grande et véritable injustice !)

     Est-il normal que le montant des retraites s’appuie sur la rémunération des six derniers mois chez les fonctionnaires alors que dans le secteur privé le calcul est basé sur les vingt dernières années avec des années de référence ? De plus il est d’un usage courant, dans la fonction publique, d’accorder des promotions quelques mois avant le départ du salarié de manière à conforter sa rente ! Ça ne coûte pas cher …sauf à nos impôts !

     Il est vrai aussi que nos représentants politiques ont toujours tendance à avoir beaucoup de générosité dans la mesure où ils gèrent l’argent publique sans avoir à mettre la main à leur portefeuille !

Et oui ils ne doivent pas être épargnés!

   « L’exemple est la meilleure des instructions » m’a-t-on appris lors de mon service militaire (sans pour autant qu’il soit toujours mis en œuvre !) Cette citation ne devrait-elle pas s’appliquer justement aux régimes des retraites de nos parlementaires, sénateurs, anciens présidents et hommes politiques ? Curieusement rien n’est évoqué à ce sujet ce qui eut pu avoir un impact positif sur les français indécis !

     Malgré les nombreuses critiques émises en direction d’Emmanuel MACRON il faut bien reconnaître son courage à mener des réformes impopulaires mais indispensables que n’avaient osé aucun de ses prédécesseurs…. Il est dommage que le choix de son entourage n’ait pas toujours été judicieux et que de nombreuses affaires liées essentiellement à un manque de probité entachent ses louables actions…

     Espérons qu’à l’avenir notre président sache mieux discerner ses collaborateurs car il y a là un véritable problème qui le handicape fortement…. Cet état de fait n’est pas nouveau dans le cadre politique, ses prédécesseurs ayant eu, eux aussi, à subir ce genre d’épreuves, plus rarement certes, car les réseaux sociaux et la presse d’investigation n’étaient pas développées comme ils le sont aujourd’hui….

     Le discrédit de la classe politique est une véritable bombe à retardement car elle entache l’avenir serein de notre démocratie et freine le bon développement de notre pays qui a besoin de toutes ses forces vives pour lutter efficacement au sein du concert international qui ne pardonne rien !

Sommes-nous capables de relever le défi ?

 

Pierre Catoire

 

 

LES ELECTIONS MUNICIPALES EN LIGNE DE MIRE…

Qui sera votre prochain maire?

En Mars prochain les françaises et les français s’acquitteront de leur devoir civique en élisant le Maire et le Conseil Municipal de leur commune…
Ce scrutin semble être celui qui est le plus motivant et qui limite le mieux l’abstention de plus en plus évidente lorsqu’il s’agit de se rendre aux urnes. Cette constatation est particulièrement significative car la commune dans laquelle évolue nos concitoyens est synonyme de proximité dont ils ont indéniablement besoin….
Le choix d’un maire n’est pas toujours simple car il faut du discernement à l’électeur pour se projeter sur l’action qu’il impulsera pour faire de sa commune un havre de sérénité, de sécurité, de dialogue, de propreté et d’action sociale bénéficiant à l’ensemble de sa population…Car, effectivement, il y a les promesses et les actes !
Les premières questions à se poser sont évidentes : « Quelle motivation pousse le candidat à se présenter ? Aura-t-il la disponibilité nécessaire pour mener à bien son action ? Sa candidature est -elle liée à un désir d’aller « plus loin » sur le plan politique et d’apparaître ? Les ambitions et les égos sont très souvent présents dans les actes de candidature, il faut en être conscient et savoir jusqu’à quel niveau ils sont compatibles avec l’efficacité que l’on recherche au sein de l’action municipale qui nécessite des qualités de management, de disponibilité et d’écoute ! Une honnêteté intellectuelle m’apparaît être essentielle ce qui n’est pas, hélas, toujours le cas chez un certain nombre d’élus ou de postulants.
On constate aujourd’hui une certaine désaffection pour la gestion communale et bon nombre de maires ont décidé de ne pas se représenter devant les électeurs (un sondage indique que 1 maire sur 2 ne se représente pas ce qui est inédit depuis la mise en place de la Vème République).
Avec un peu de réflexion on peut comprendre ce recul…. Si on réfléchit aux responsabilités qu’ils endossent dans bon nombre de domaines et qui les exposent constamment à la vindicte populaire et à la stricte législation qui ne leur font pas de cadeau en terme de tolérance, on peut comprendre leur hésitation !
Si on ajoute que la mise en place des communautés de communes limite leurs prérogatives sans qu’ils puissent, le plus souvent, influer sur le fonctionnement de celles-ci, on comprend leur désir de prendre du recul aujourd’hui !
Malgré le constat de ces difficultés je reste convaincu qu’une belle place reste disponible pour celles et ceux qui ont au cœur cette générosité dont on a tant besoin aujourd’hui et qui ajoute à cette disposition le désir de « servir les autres » avec désintéressement et opiniâtreté… Pour moi la place du Premier Magistrat communal, même si elle est perçue comme la plus ingrate dans la hiérarchie politique, apparait être le plus beau des mandats car le maire ou la mairesse a la possibilité d’être en prise directe avec la vie de ses administrés s’il s’avère être un homme ou une femme de dialogue et d’écoute bien plus que ne peut l’être un Conseiller Général, un Député ou un sénateur plus éloigné de la base !
J’ai une admiration toute particulière pour les maires de petites communes qui, avec une logistique réduite, savent se rendre disponibles parallèlement à leur activité professionnelle ou familiale en comparaison des cités plus importantes qui permettent au premier magistrat de pouvoir compter sur un personnel qui lui offre un allégement certain, évitant par là-même un trop grand empiétement sur sa vie personnelle !
Les 15 et 22 mars prochains nous élirons « notre maire » ! C’est le moment pour chacun de faire le bilan de l’action de la municipalité sortante et de son maire : A-t-il répondu à notre attente ? A-t-il su manager avec efficacité son équipe municipale ? A-t-il été présent au moment où la commune avait besoin de son concours ? A-t-il été disponible et ouvert au dialogue ? Ses promesses de campagne de 2014 ont-elles été tenues ? Finalement la seule question à laquelle il faut répondre : Etes-vous satisfait de son bilan ?
Il appartient à chacune et chacun de tirer ses propres conclusions et de voter en toute connaissance pour celle ou celui qui incarne le mieux des qualités de cœur, d’empathie et de compétence sans négliger la bonne gestion de l’équipe municipale soudée autour de lui pour le bien de ses administrés.

 

Pierre Catoire